La dashcam, future compagne de tous vos trajets ?

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Après les GPS et les caméras sportives, les « dashcams » ou caméras embarquées font une percée remarquée dans nos voitures. Outre leur côté ludique, ont-elles un réel intérêt pour les conducteurs ? Comment fonctionne une dashcam et quels sont ses avantages ? Les assureurs prennent-ils en compte ce matériel ? Suivez le guide.

En France, les caméras embarquées ont le vent en poupe. Amusante pour diffuser sur Youtube des vidéos d’événements insolites rencontrés sur la route, la dashcam présente aussi un réel intérêt : responsabilisation et réduction de la sinistralité auto, aide à l’établissement d’un constat amiable, protection contre les chauffards et le vandalisme… Mais que dit la loi à propos des dashcams et quelles sont les pratiques des compagnies d’assurance ?

Dashcam : comment fonctionne une caméra de bord ?

Une dashcam enregistre les faits se déroulant dans l’environnement du véhicule (vue externe) ou dans son habitacle (vue interne). Cette mini-caméra numérique est équipée d’un support de fixation, d’une carte SD et d’un câble d’alimentation à brancher sur l’allume-cigare. On installe l’appareil à l’intérieur du véhicule, idéalement en haut et au centre du pare-brise. Sa mise en route peut être manuelle ou automatique, lors d’un choc ou au démarrage du véhicule. L’enregistrement peut être constant et en boucle, par séquences. En cas de choc, l’enregistrement concerné est protégé. Mais sur certaines caméras, l’enregistrement est activé uniquement en cas de choc ou de vandalisme. Suivant les modèles, les enregistrements peuvent être envoyés dans un cloud (souvent proposé en option) et récupérés sur ordinateur.

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Dashcam : comment les assurances considèrent-elles les caméras de voiture ?

L’utilisation des dashcams peut permettre de comprendre les causes d’un accident, de résoudre certains litiges, de déterminer les responsabilités. C’est utile notamment lorsque l’assuré a eu un accident seul ou impliquant un autre véhicule avec délit de fuite. La dashcam tend à améliorer la sinistralité des assurés, plus enclins aux comportements responsables au volant.

Mais les images d’une dashcam ne constituent pas forcément une preuve aux yeux des assurances, malgré le datage et la géolocalisation. Et si votre dashcam est fournie par votre compagnie d’assurance, vous devrez lui remettre les fichiers vidéo en cas de sinistre.

La dashcam, remplaçante du constat amiable ?

dashcam assuranceLes images vidéo ne remplacent pas le constat amiable. Constat, rapports d’expertise et PV des forces de l’ordre restent les éléments clés pris en considération par les assureurs, qui n’encouragent pas actuellement les caméras embarquées. Ce dispositif allonge les délais de traitement des litiges et complexifie les dossiers.

Néanmoins, les choses bougent : certains assureurs acceptent que les assurés qui le souhaitent leur fournissent des vidéos en cas d’accident. Elles constituent alors un élément complémentaire dans la gestion des dossiers. Et côtés primes, ce n’est pas encore l’Eldorado, mais la baisse est en moyenne de 10 % lorsque l’assureur accepte de jouer le jeu.

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Caméra embarquée : ce que dit la loi

En France, les dashcams et leur utilisation sont autorisées, mais réglementées :

  • l’appareil ne doit pas entraver la visibilité du conducteur.
  • La CNIL recommande au conducteur d’indiquer que son véhicule est équipé d’une caméra (sans préciser exactement de quelle façon).
  • le conducteur doit respecter le droit à l’image et la vie privée des usagers : visages et plaques d’immatriculation floutés en cas de diffusion des enregistrements.

Et vis à vis des tribunaux ? Pénalement, en France la preuve est libre (article 427 du Code de procédure pénale). Vous avez donc le droit de présenter au juge une vidéo pour argumenter en votre faveur. Très utile par exemple pour contester la responsabilité dans un accident, ou une infraction (stop ou feu grillé…). Mais la preuve n’est pas irréfragable : le juge est libre de la recevoir ou non. De plus, les images peuvent être trompeuses et la fiabilité d’une vidéo mise en doute.

Dashcam : bon à savoir !

Les meilleures dashcams offrent une résolution d’image HD voire supérieure, avec une vitesse d’enregistrement d’au moins 30 fps et un capteur d’au moins 12 mp. Dans la liste des « must-have », on ajoute un objectif grand-angle, un GPS, un accéléromètre, un double objectif avant et arrière, le mode parking, la vision nocturne, WiFi et Bluetooth, et une batterie interne.

Prix : de 40 à plus de 500 euros.

Les offres d'assurances intégrant les caméras embarquées ne concernent actuellement que les voitures.

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