Pourquoi la mortalité routière repart à la hausse en février ?

Temps de lecture : 2 minutes

Les chiffres de l’accidentalité routière en février viennent d’être publiés. Ils se révèlent particulièrement négatifs. Quelles sont les raisons qui peuvent expliquer cette hausse ?

2019 démarre mal pour la sécurité routière. En effet, après une légère hausse de la mortalité en janvier (+ 3,9 %), la tendance s’amplifie en février, avec une augmentation de 17,1 % du nombre de décès sur les routes de France métropolitaine. Selon les estimations de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), ce sont 253 personnes qui ont perdu la vie, contre 216 à la même période l’an dernier (soit 37 de plus). Depuis 2011, seul le mois de février 2016 avait connu un nombre si important de morts (263 décès).

Les accidents de la route se multiplient

Dans le même temps, le nombre d’accidents corporels a augmenté de 22,3 % sur un an, avec 4 091 cas, contre 3 345 en février 2018. Les personnes blessées sont également plus nombreuses, avec 5 021 victimes contre 4 132 l’an dernier (+ 21,5 %).

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Mortalité routière : qui sont les victimes ?

Concernant la mortalité, l’ONISR tire la sonnette d’alarme pour les cyclistes qui, avec 18 décès, connaissent le mois de février le plus noir depuis 10 ans. Autre constat : outre les vélos, ce sont les piétons, les jeunes de 18-24 ans et les seniors de 65 ans et plus qui sont les plus concernés par l’augmentation de la mortalité routière. Enfin, le réseau hors agglomération (et hors autoroutes) est particulièrement touché.

Des comportements à risque sur la route

Même si différents facteurs explicatifs peuvent être évoqués, l’ONISR met l’accent sur l’accélération de la dégradation des radars fixes. Une pratique qui engendrerait un relâchement des comportements des automobilistes.

Et vous, pensez-vous que ces dégradations soient l’une des causes de ces mauvais chiffres ?
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2 Commentaires

Commentaire

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  1. Pas convaincu par cette analyse basée sur la dégradation des radars. Soit les conducteurs sont des habitués du trajet. Ceux-là, qui ralentissaient avant le radar, savent maintenant que ce n’est plus adapté. Y a-t-il plus d’accidents à la hauteur de ces radars qu’avant ? Je ne pense pas.*
    Soit les conducteurs effectuent ce même trajet de façon inhabituelle. Eux ne savent pas qu’il y a un radar et encore moins son bon ou mauvais état de fonctionnement. Leur comportement n’est pas modifié par l’état du radar.
    L’accroissement du nombre d’accidentés piétons ou en vélo, pèse dans cette augmentation des décès sur la route et n’a pas grand chose à voir avec l’état des radars puisque là où circulent ces usagers, en agglomération, il n’y a pas de radar ou très peu, qui ne sont pas vandalisés. Ce sont ceux qui sont en rase campagne, loin des témoins possibles, qui le sont.
    Mais il est vrai qu’il y a de plus en plus de comportements répréhensibles, à n’importe quelle vitesse ; dépassements sans visibilité, téléphone au volant, distances de sécurité.
    Il est vrai également que ce mois de février fut particulièrement beau et sec. Les automobilistes craignant d’habitude les sorties hivernales, se sont d’avantage déplacés en voiture, vélo ou à pied. Ce ne sont pas les plus habiles qui se sont ainsi retrouvé dans un trafic duquel ils étaient d’habitude exclus. D’ailleurs 253 morts c’est moins d’un douzième de l’hécatombe annuelle habituelle, montrant que même un mauvais mois d’hiver reste meilleur que les mois de beau temps où les gens roulent davantage. Le bilan reste toujours proportionnel au trafic qui dépend de la météo.

  2. DAGUIN Richard

    Je pense que la recrudescence des accidents est principalement dû au fait que de plus en plus d’automobilistes ne respectent plus les règles du code de la route: cédé le passage non respecté, dépassement intempestif sans vérifier s’il y a déjà un véhicule qui effectue cette manœuvre derrière lui, mauvais placement dans les giratoires, vitesse trop basse pendant les dépassements (qui est la manœuvre la plus dangereuse sur la route), beaucoup d’automobilistes ne regardent plus ni les panneaux ni la signalisation au sol ils regardent leur compteur kilométrique ou leur portable. J’ai vu une automobiliste qui jouait à Kandi Crush avec sa tablette sur son volant en approche du périphérique Parisien.