Véhicules thermiques & véhicules électriques : le match !

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Véhicules électriques et hybrides se distinguent des véhicules thermiques par leur fonctionnement, leurs caractéristiques, leurs équipements. Quelles sont ces différences, concrètement ? Et du point de vue des coûts, en quoi les véhicules « propres » sont-ils intéressants ?

Les véhicules thermiques et électriques ont un ADN commun : des amortisseurs, une transmission, des pneumatiques, des freins, une direction, une suspension, des systèmes de filtrage et de climatisation… Pour autant, un fossé les sépare, notamment en matière d’entretien et de TCO, sans parler des perspectives à moyen et long terme.

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Un véhicule thermique, c’est quoi ?

Son moteur à combustion interne fonctionne le plus souvent à l’essence ou au gazole, et une batterie en plomb assure le démarrage et l’alimentation des accessoires électriques. Les moteurs tournant au gaz naturel sont aussi des moteurs thermiques. Ces derniers sont tout aussi silencieux que les véhicules électriques, présentent un faible niveau vibratoire et offrent à ce jour une autonomie moyenne de 450 km.

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Comment fonctionne un véhicule 100 % électrique ?

A l’inverse des véhicules thermiques, un véhicule électrique se déplace grâce à un ou plusieurs moteurs électriques alimentés par une batterie d’accumulateurs électro-chimiques. L’arrivée des batteries en lithium-ion a permis d’améliorer l’efficacité et les performances des véhicules électriques, dont la majorité dépassent actuellement les 200 km d’autonomie à l’usage. Mais celle-ci peut être supérieure à 400 km. Pas de boîte de vitesses, pas d’embrayage : il suffit d’appuyer sur la pédale d’accélérateur. On ne cale donc jamais et le véhicule se déplace en silence. La conduite s’en trouve de fait moins fatigante.

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Et les véhicules hybrides dans tout ça ? Quelques rappels !

L’hybride combine un moteur thermique et un moteur électrique. Il utilise donc un carburant (essence, diesel, biocarburant, GNV…) et de l’électricité. Il existe deux catégories d’hybrides :

> L’hybride classique, dit « non rechargeable », embarque une batterie de faible capacité rechargée grâce au moteur thermique et à la récupération d’énergie cinétique au freinage. Son autonomie électrique est de quelques kilomètres et sa vitesse de pointe d’environ 50 km/h. Le moteur thermique a donc le premier rôle la plupart du temps.

> L’hybride rechargeable (« plug-in ») dispose d’un moteur électrique plus puissant et d’une batterie rechargeable, supérieure à 10 kWh. Résultat : une autonomie de 20 à 60 km et une vitesse de pointe d’environ 120 km/h. Lorsque la batterie est déchargée ou la vitesse de pointe est dépassée, le moteur thermique prend le relais.

Achat : des subventions plus qu’intéressantes sur les véhicules électriques

Les aides publiques rendent plus abordable l’achat d’un véhicule électrique ou hybride rechargeable neuf.

> Véhicules thermiques

Les aides à l’achat d’un véhicule thermique sont limitées et les véhicules essence antérieurs à la norme Euro 5 ainsi que les véhicules diesel ne bénéficient d’aucune aide.

> Véhicules électriques

Hors modèles haut de gamme, le prix TTC d’un véhicule électrique va de 22 000 à 40 000 € environ. Si l’on achète la batterie avec le véhicule, il faut compter 10 000 € supplémentaires. Dans le cas d’une location, il faut compter 40 à 150 €/mois selon les modèles et les contrats.

Mais il existe des aides à l’achat d’un véhicule électrique et la plupart des régions accordent une exonération totale de la taxe sur le certificat d’immatriculation (« carte grise »). Au final, la facture d’achat peut ainsi baisser de plus de 10 000 €.

> Véhicule hybride

L’hybride simple est moins chère que son équivalence rechargeable mais bénéficie d’une prime à la conversion minorée, selon les mêmes règles que les véhicules thermiques. En revanche, les hybrides rechargeables (qui émettent moins de 51 g/km de CO2 et respectant une contrainte d’autonomie) ont une prime à la conversion plus généreuse : de 2 500 à 5 000 euros selon les cas.

Véhicule électrique VS véhicule thermique : les coûts de consommation font le grand écart

L’électricité, qui bénéficie d’une fiscalité plus avantageuse, est nettement plus abordable que les carburants d’origine fossile.

> Véhicule thermique

Il faut compter en moyenne un coût de 9,42 €/100 km pour un véhicule essence et 5,6 €/100 km pour un diesel. Sachant que le prix des carburants fossiles ne cesse d’augmenter.

> Véhicule électrique

Sa consommation est de 1,47 € à 2,10 €/100 km. Mais une vitesse élevée, la climatisation, le chauffage, le froid, de fréquents arrêts et redémarrages ou encore des accélérations fulgurantes réduisent l’autonomie sur une recharge. Une recharge complète coûte entre 2,50 € et 4,20 € selon les modèles.

L’entretien des véhicules électriques simplifié 
Outre le poste carburant, l’entretien joue un rôle déterminant dans les économies substantielles qu’un véhicule électrique permet de réaliser.

Véhicule thermique : un entretien conséquent
Un moteur thermique s’use assez rapidement et son entretien est assez lourd, sachant qu’il est composé d’un millier de pièces.

100 % électrique : un entretien simplifié
Une voiture électrique est composée de 6 000 pièces de moins qu’une voiture thermique et possède moins d’éléments mécaniques en mouvement. Conséquences : moins d’usure et de casse. Le coût d’entretien annuel d’un véhicule électrique serait inférieur de 20 à 35 % environ.

Du côté de la batterie, point névralgique du véhicule électrique, il faut peu d’entretien. De plus, l’espérance de vie potentielle d’une batterie lithium-ion peut atteindre les 450 000 km et les garanties constructeurs sont avantageuses.

Véhicule hybride : coût inférieur au diesel
Le coût d’entretien est inférieur au diesel. Vidange et changement du filtre à huile sont plus espacés et l’usure des plaquettes de frein est limitée.

Fiscalité : avantage aux véhicules d’entreprise propres !

 Les véhicules de société électriques ou hybrides rechargeables dont les émissions sont inférieures à 60g de CO2/km sont exonérées de TVS. Autre avantage : les entreprises soumises à l’IS ou à l’IR au régime réel qui acquièrent (en acquisition pleine, LLD ou avec option d’achat) des véhicules électriques ou hybrides rechargeables peuvent bénéficier d’un suramortissement de 40 % de leur valeur.

TCO : l’électrique réduit progressivement l’écart

Grâce au bonus écologique alloué à l’achat, les voitures électriques se déprécient moins que les modèles thermiques. In fine, le coût total de détention d’un véhicule électrique est de plus en plus compétitif, selon le nouvel indice Car Cost* publié par LeasePlan. D’année en année, les véhicules électriques réduisent l’écart avec leurs homologues thermiques, dont le coût moyen de détention augmente.

TCO essence : 520 € (+10,2 % en un an)
TCO diesel : 643 € (+35,4 %)
TCO électrique : 806 € (-3,6 %)

*L’indice Car Cost de LeasePlan est une analyse complète des coûts de possession et d’exploitation d’une voiture de taille moyenne sur 18 pays européens. Il tient compte de tous les coûts à payer par les entreprises. Les coûts sont calculés en moyenne sur les trois premières années de propriété et sur 20 000 kilomètres de conduite par an.

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Les véhicules électriques voient l’avenir en rose !

Dans le cadre de la loi d’orientation des mobilités (LOM), les députés ont voté la fin de la commercialisation des véhicules thermiques en 2040. Et Paris a décidé d’en finir avec le diesel d’ici 2024 et avec l’essence en 2030. La fin des véhicules thermiques est programmée.

A contrario, le segment électrique est dans une dynamique porteuse, comme en témoigne la loi de transition énergétique, qui prévoit l’installation de 7 millions de bornes de recharge électriques d’ici 2030. De plus, les travaux menés actuellement (pile à combustible, supercondensateurs) laissent espérer des avancées majeures assez rapidement en termes d’autonomie et de durée de vie des batteries.

 

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